Alternatives au stockage géologique profond des déchets nucléaires

Publié le 2 octobre 2026

Ce rapport rédigé par Bernard Laponche et Jean-Marie Brom,  de Global Chance est consacré à la présentation des déchets radioactifs de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL), aux perspectives de leur gestion dans le cadre du Programme national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), à l’examen de différentes propositions pour leur gestion et à la description des alternatives au stockage en couche géologique profonde actuellement proposé par l’Agence nationale pour la gestion des matières et déchets nucléaires (ANDRA).

Le Chapitre 1 présente le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR),  qui définit par périodes de quatre ans la politique de gestion des déchets radioactifs.
Le Chapitre 2 analyse le rapport du Comité d’expertise et de dialogue sur les alternatives au stockage en couche géologique profonde qui présente ce que disent et écrivent nos gouvernants et leur administration sur le sujet. 
Le Chapitre 3 présente la « séparation-transmutation » et son utilisation, ou non, pour la gestion des déchets radioactifs.
Le Chapitre 4 présente une alternative au stockage des déchets nucléaires en couche géologique profonde.

En voici la conclusion :

La gestion des déchets radioactifs a été pendant longtemps négligée par l’industrie électronucléaire et le gouvernement : il fallait produire vite et on se débrouillerait plus tard avec les déchets (auxquels s’ajoutent le démantèlement des réacteurs et usines nucléaires).

La pire des solutions, pratiquée notamment par la France, a été leur immersion dans les fonds marins.

La Convention de Londres de 1972, en vigueur depuis 1975, porte sur la « prévention des pollutions des mers » résultant de l’immersion de déchets et autres matières.

La Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, dite Convention OSPAR (Oslo-Paris), a été signée à Paris le 22 septembre 1992. Cette convention est née de la fusion de la Convention d’Oslo (1972) pour la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion et de la Convention de Paris (1974), pour la prévention de la pollution marine d’origine tellurique.

A quand une convention internationale pour interdire de mettre des déchets radioactifs en couche géologique profonde ?

La découverte de la radioactivité date de 1896. Le premier réacteur nucléaire (appelé pile atomique) a divergé à Hanford en 1942 . Le premier réacteur relié au réseau électrique l’a été à Obninsk en 1954. Depuis lors, la réflexion ne s’est pas arrêtée. Rien n’interdit de penser que la recherche pourrait dans l‘avenir ouvrir d’autres voies, inconnues jusqu’ici pour la prise en compte de la radioactivité des déchets nucléaires, sans recourir à l’enfouissement et à l’oubli. La solution de l’entreposage à sec pérenne en surface ou sub-surface « donne du temps » aux physiciens pour découvrir et proposer une solution satisfaisante. 

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